L'histoire de CRAMOISY par ses cartes postales
PICARDIE - OISE
| L'Eglise - HIER |
![]() | ![]() |
![]() | ![]() |
![]() | ![]() |
![]() | ![]() |
![]() | ![]() |
![]() | ![]() |
![]() | |
![]() | |
| L'Eglise - AUJOURD'HUI |
![]() |
L'Eglise L'église de Cramoisy parait avoir été construite à
plusieurs époques (XIIe et XIIIe siècles). Le clocher placé à côté du
chœur est roman, à deux rangs superposés d'arcades à corbeaux ornés de
figures. Le reste est gothique. La sacristie de l'église fut établie en 1790 dans
l'endroit où était gardé l'autel de la Sainte Vierge. C'est cette année là
que furent construits les bancs du choeur. Cette sacristie remplaça celle
qui existait de l'autre côté du choeur "à l'emplacement de la route de
Saint-Leu qui n'a été faite que vers 1890" et qui avait été établie en
1654 par Rolland de Perthuis, qui est enterré avec son épouse à
l'intérieur de l'église. " Le Vendredy premier de juin mil sept cent
cinquante neuf a été bénite grosse cloche par nous prêtre de la paroisse
de Saint Martin de Cramoisy et a été nommée Marie-Thérèse par Thérèse
Nicole Haize femme de Nicolas Le Vasseur laboureur et marguiller en charge
de la fabrique de Cramoisy en présence de Nicolas Le Vasseur, de
Jean-François Hemort, de Jean Nogl, de Jean Geffroy, de Jean Doucet et
autres... ". La moyenne refondue en 1764 pesait 100 kilogrammes. Saint Antoine de Padoue Cela fait 108 ans que le Saint-Antoine, a été installé dans l'église de Cramoisy. Un saint Antoine de cire grandeur nature, unique en France, qui n'a d'égal que la statue de la basilique Saint-Antoine de Padoue en Italie. On doit sa présence à Cramoisy à une brave agricultrice, qui habitait rue de la Gare. A force de travail, elle avait réussi à amasser un pécule non négligeable. Mais un jour du début de l'année 1897, elle ne le retrouva plus sous sa litière. La très catholique paysanne, plutôt que d'entamer des recherche, s'en remit à saint Antoine, s'engageant à faire édifier un autel en son honneur si elle retrouvait ses économies. Le miracle se produisit : quelques jours plus tard, elle retrouva ses sous. La dame tint ses engagements et de grandes festivités marquèrent l'arrivée du saint les 10, 11 et 12 octobre 1897. L'émotion des paroissiens Les recherches de l'abbé Jacques Peguet, ancien curé de Cramoisy, aujourd'hui décédé, ont permis de
retrouver un bulletin religieux du 6 novembre 1897 qui évoque abondamment
ces festivités en l'honneur de saint Antoine. « Les anciens du pays,
peut-on lire, se plaisent à reconnaître que depuis de nombreuses années,
on n'avait vu une telle affluence dans l'église datant des XIIe et XIIIe
siècles (...) Le dimanche 10 octobre, quelle ne fut pas l'émotion des
paroissiens en pénétrant dans l'église Saint-Martin, magnifiquement parée.
Plus de cinquante oriflammes, s'harmonisant par le choix des nuances,
entouraient les murs ou, suspendus aux voûtes comme des trophées de
victoire, proclamaient les gloires de saint Antoine de Padoue. » Les sandales de cuir de saint Antoine En 1942, sous l'occupation allemande, l'abbé Victor Claude, curé de la paroisse, en présence des enfants de choeur eut la désagréable surprise de constater la disparition des sandales de cuir de Saint-Antoine de Padoue. Quelques jours plus tard, celles-ci étaient de retour à Cramoisy, sur les marches de l'autel. Remords du ou des voleurs ? Sandales trop petites ou trop grandes pour le malfrat ? Toujours est-il que le miracle s'était produit une nouvelle fois. Etienne FRAMERY pour Le Courrier Picard                                   |